Trois jours de messages
messages, attente, désir, humour
Julie Moreau avait vingt-neuf ans, un loyer qui prélevait sa part au début du mois et une manière très personnelle de traiter les bugs : elle les fixait d’abord, puis les insultait en silence. Ce jeudi-là, son écran affichait trois fenêtres de code, une tasse de thé refroidi et le statut de Victor : Rennes, montage terminé, repas quelconque, loge numéro quatre.
Victor Aubert avait trente et un ans. Ingénieur du son en tournée, il vivait avec des câbles emmêlés dans ses poches, des horaires qui changeaient sans prévenir et une passion intacte pour les messages envoyés au pire moment.
À 19 h 08, son téléphone vibra.
« Tu me manques. J’ai essayé de remplacer ta présence par une fonction récursive. Elle a planté au bout de six minutes. »
Julie sourit devant son écran.
« Tu peux encore te rattraper. Écris quelque chose de plus utile. Si je tape “pas ce soir”, tu t’arrêtes. »
La réponse arriva à 19 h 11.
« Très bien. Je peux être utile. Je peux aussi être charmant, mais il faut me laisser le temps de charger. »
« Trois jours sans moi et tu as déjà besoin d’un redémarrage. »
« Je suis dans une loge avec deux techniciens, un tabouret bancal et une porte qui ferme mal. Ta description de ce que tu portes serait un vrai service public. »
Julie jeta un coup d’œil à son pantalon souple, à son pull gris et à ses chaussettes dépareillées. Elle posa les doigts sur le clavier, les retira, puis les reposa.
« Un pantalon noir. Un pull gris. Rien de très romanesque. »
« Tu mens. Tu as sûrement choisi ce pull pour avoir l’air innocente. »
« Je travaille sur une interface de facturation. L’innocence n’a rien à voir là-dedans. »
« Tu rougis ? »
Julie sentit ses joues chauffer. Elle se leva pour aller chercher de l’eau, revint avec le verre à la main et constata que la dernière phrase attendait déjà.
« Non. »
« Tu viens de répondre trop vite. Donc oui. »
À 19 h 26, elle écrivit :
« D’accord. Je rougis. Et j’ai envie de te faire attendre un peu. Si j’écris “pas ce soir”, tu changes de sujet. »
Victor répondit après une minute.
« Mais là, tout de suite, j’ai envie que tu poses ta main sur ta cuisse et que tu continues à travailler avec l’autre. Pas besoin d’aller plus loin. Juste sentir que tu peux le faire pendant que je pense à toi. »
Julie regarda son écran, puis la porte fermée de son appartement. Son cœur donna un coup net. Elle posa le verre près du clavier et fit ce qu’il avait écrit. Sa main gauche resta sur sa cuisse. Sa main droite fit défiler une ligne de code, puis une autre.
« Tu es un sale ingénieur du son. »
« Je prends ça pour un compliment. »
« C’est un compliment. Et maintenant retourne à ta loge. »
Elle attendit deux secondes.
« Enfin, pas vraiment. Reste dans ma tête. »
Victor envoya un point, puis un autre.
« Je reste. »
Julie reprit son travail, la main encore posée sur sa cuisse, et se trompa trois fois dans la même ligne.

Le lendemain, à 10 h 17, Victor reçut un message pendant qu’il rangeait des câbles dans une caisse noire.
« J’ai rêvé que tu rentrais. Tu avais ta valise, ton manteau, tes chaussures pleines de poussière et cet air insupportable que tu prends quand tu sais que je vais te laisser entrer. »
« Je peux travailler cet air-là. »
« Tu entrais sans m’embrasser. »
« Très peu crédible. »
« Tu posais seulement ta valise. Après, tu venais derrière moi pendant que je préparais du thé. »
« Et je faisais quoi ? »
« Tu ne me touchais pas tout de suite. Tu posais les mains sur mes hanches. Tu attendais. »
Victor resta immobile, une boucle de câble entre les doigts.
« J’attendrais jusqu’à ce que tu te retournes. »
« Je me retournerais au bout de huit secondes. Ne te crois pas plus patient que tu ne l’es. »
« Tu peux écrire “pas ce soir”. »
« Je sais. Et je n’écris pas ça. »
À 14 h 42, il envoya un vocal. Sa voix était basse, retenue par les murs de la loge.
« Je suis assis sur une chaise qui menace de mourir. J’ai ton message dans la tête. Tu arrives dans la cuisine, tu portes ton vieux tee-shirt blanc, celui qui glisse sur ton épaule. Je pose mes mains sur tes hanches. Je ne bouge plus. Tu fais semblant de chercher une cuillère. Tu la trouves, tu la poses, puis tu te retournes. Là, je t’embrasse. Pas vite. Je veux sentir ta bouche répondre avant de te toucher davantage. Si tu dis “pas ce soir”, je m’arrête. Mais j’espère très fort que tu ne le diras pas. »
Julie écouta le vocal dans la salle de bain, assise sur le rebord de la baignoire. La maison était silencieuse, le carrelage froid sous ses pieds. Elle lança l’écoute une seconde fois, puis appuya sur le bouton de réponse.
Sa voix sortit plus grave qu’elle ne l’aurait voulu.
« Je ne porterai pas le tee-shirt blanc. Je mettrai une chemise bleue, celle que tu défais toujours trop lentement. Je te laisserai poser tes mains sur mes hanches. Je compterai huit secondes dans ma tête, mais je tricherai à six. Tu m’embrasseras. Je prendrai ton visage entre mes mains. Et après, je te guiderai vers la table. Si j’écris “pas ce soir”, tu t’arrêtes. Là, je n’écris pas ça. Là, j’ai envie de toi. »
Victor répondit à 14 h 49.
« Réécoute ta voix. »
« Non. J’ai les jambes qui ne savent plus quoi faire. »
« Imagine mes mains sous ta chemise. »
Julie posa son téléphone sur le rebord de la baignoire. Elle suivit les instructions, lentement. Ses doigts glissèrent sous le col de sa chemise, jusqu’à sa clavicule. Sa peau gardait la fraîcheur de la pièce.
« Je suis en train de le faire. »
La réponse prit plus de temps.
« J’ai envie de te déshabiller sans te presser. De passer la bouche sur ton cou. De descendre jusqu’à tes seins. De m’arrêter chaque fois que tu me retires la tête, pour que tu me la rendes. »
Elle ferma les yeux.
« Tu pourrais faire ça. Et moi, je pourrais ouvrir ta ceinture, puis prendre ton sexe dans ma bouche. Je pourrais te regarder pendant que tu essaies de rester silencieux dans ta loge. »
Un long silence suivit.
« Je suis dehors, près d’un camion. »
Julie plaqua une main sur sa bouche pour retenir son rire.
« Voilà pourquoi je t’ai demandé de retourner dans ta loge. »
« Trop tard. Je suis assis sur une caisse de câbles. »
« Très romantique. »
« Tu peux écrire “pas ce soir”. »
« Pas ce soir, je t’aurais déjà écrit. »
La ponctuation de Victor se dégrada dans les messages suivants. Les accents disparurent, puis les apostrophes.
« je veux rentrer »
« rentre »
« demain soir »
« tu rentres quand tu veux mais viens entier »
« je vais essayer de garder mes mains pour moi jusque la »
« tu n’y arriveras pas »
« non »
« bonne reponse »
À 23 h 38, Julie écrivit :
« Demain, je t’attends. Je veux que tu lises mes messages à voix haute avant de faire chaque chose. Pas pour jouer à la personne qui commande. Pour que les mots arrivent avant tes mains. Si je dis “pas ce soir”, on change tout. »
Victor répondit à 23 h 41.
« D’accord. Et demain je te fais exactement ce que tu viens d’écrire. »
« Tu feras mieux. »
« je ferai mieux. »

Le troisième jour, Julie travailla depuis neuf heures avec une concentration relative. Elle avait ouvert le même fichier pendant vingt minutes sans en comprendre une seule ligne. À 17 h 03, Victor lui écrivit :
« Je pars plus tôt. »
Elle se redressa.
« Plus tôt comment ? »
« Je te dirai quand je serai près de chez nous. »
« Victor. »
« J’ai envie de voir ta tête. »
« Tu peux encore rentrer à ton heure habituelle. »
« Tu peux encore écrire “pas ce soir”. »
Julie fixa le message. Elle tapa trois mots, mais pas ceux-là.
« Rentre. Vite. »
« J’arrive. »
À 21 h 16, elle reçut le dernier message.
« Je serai devant la porte à 23 h 12. Tu ouvriras avec la chemise bleue et rien d’autre sous la chemise. Tu me laisseras poser la valise. Tu liras le premier message. Puis tu me laisseras t’embrasser. Tu garderas tes mains sur mes épaules jusqu’à ce que je les prenne. Après, tu me conduiras à la table. Tu t’assiéras. Je resterai debout entre tes cuisses. Tu me demanderas de défaire ta chemise. Je le ferai lentement. Tu poseras tes pieds sur les miens et tu me garderas près de toi. Si tu écris “pas ce soir”, j’arrête. Si tu changes une promesse, elle change. Mais j’espère que tu vas tout garder. »
Julie lut le message deux fois. Puis elle répondit :
« Je garde tout. Mais j’ajoute une chose. Après ta chemise, tu enlèves la mienne. Et tu me laisses te toucher partout où j’en ai envie. »
« Oui. »
« Réponds correctement. »
« Oui, Julie. Avec plaisir. »
« Et si je dis “pas ce soir” ? »
« Je m’arrête et je t’embrasse autrement. »
« Bien. »
« j’arrive »
À 22 h 55, Julie prit une douche. Elle enfila la chemise bleue, boutonna seulement les trois boutons du milieu, puis passa un coup de peigne dans ses cheveux. Son téléphone resta posé près de la lampe.
À 23 h 11, elle se plaça devant la porte.
À 23 h 12, la sonnette retentit.
Julie ouvrit.
Victor portait son manteau sombre. Sa valise roulait derrière lui, couverte d’une poussière fine. Il la regarda, puis regarda la chemise. Aucun des deux ne parla. Il entra. La valise bascula contre le mur avec un bruit sourd.
Julie se pencha vers le téléphone.
« Message de 23 h 12 », dit-elle.
Victor sourit.
« Lis. »
« Tu poseras la valise. »
Il la poussa du pied jusqu’au meuble de l’entrée.
« Tu me laisseras t’embrasser. »
Victor avança. Sa bouche rencontra la sienne. Julie posa ses mains sur ses épaules. Le baiser fut d’abord mesuré, presque sage. Puis elle ouvrit les lèvres. Victor approfondit le mouvement. Sa main vint se placer à sa taille. Julie se rapprocha et ses doigts se resserrèrent sur le tissu de son manteau.
« Tu garderas tes mains sur mes épaules jusqu’à ce que je les prenne », lut-elle contre sa bouche.
Elle descendit les mains, prit les poignets de Victor et les posa sur ses hanches.
« C’est moi qui change la consigne », murmura-t-elle.
« Très bien. »
Il l’embrassa dans le cou. Julie inclina la tête, puis se retourna vers la table. Elle marcha à reculons, une main sur le torse de Victor. Il suivit. La lampe éclairait le bois clair et les deux tasses.
Elle s’assit.
« Je reste debout entre tes cuisses », dit Victor.
« Tu as lu le message. »
« Je veux t’entendre le dire. »
Julie sortit son téléphone de la poche de sa chemise et fit défiler l’écran.
« Tu restes debout entre mes cuisses. »
Il vint se placer devant elle. Ses genoux touchèrent les siens. Julie posa les pieds sur les siens, exactement comme elle l’avait promis. La position les fit rire, parce que la chaussure droite de Victor coinçait la pointe de sa chaussette.
Elle tira sur son manteau. Victor le retira et le posa sur le dossier d’une chaise. Julie passa les doigts sur sa nuque.
« Tu me demandes de défaire ta chemise », dit-il.
« Je te demande de défaire ma chemise. »
« Lentement ? »
« Très lentement. »
Victor ouvrit le premier bouton. Puis le deuxième. Sa main resta une seconde sur le tissu avant de descendre. Chaque bouton libérait un peu de peau. Julie sentait son ventre se contracter sous le regard de Victor. Quand il atteignit le dernier, elle prit sa main et la posa contre sa poitrine, par-dessus le soutien-gorge.
« Tu peux aller plus vite maintenant. »
Il l’embrassa encore. La chemise glissa de ses épaules et tomba derrière elle, sur le siège de la chaise. Victor passa la bouche sur son cou, sa clavicule, puis la naissance de ses seins. Julie serra les cuisses autour de ses hanches.
« Message suivant », dit-elle.
Victor la regarda.
« Tu enlèves ma chemise. »
Julie tira sur le premier bouton de la chemise de Victor. Le tissu sentait le trajet, la poussière et sa peau. Elle en ouvrit un, puis deux, puis s’arrêta pour embrasser son torse. Victor posa une main dans ses cheveux.
« Encore », dit-il.
Elle poursuivit. La chemise ouverte révéla son ventre, ses côtes, la tension de ses muscles quand il retenait ses mouvements. Julie fit glisser le tissu sur ses épaules. Victor la laissa faire. Elle tira jusqu’à ce que la chemise tombe au sol, près de la table.
Ses mains parcoururent son dos. Il baissa la tête vers elle. Julie défit le bouton de son pantalon, puis la fermeture. Victor ferma les yeux.
« Tu avais écrit que tu me laisserais te toucher partout », dit-elle.
« Oui. »
« Je commence ici. »
Elle passa la main sur son ventre, puis plus bas, à travers le tissu. Victor inspira brusquement. Ses doigts se refermèrent autour du bord de la table. Julie le fit attendre quelques secondes, attentive à son visage, à la manière dont il avançait le bassin vers elle.
Victor rouvrit les yeux.
Elle l’embrassa, puis descendit lentement la main. Quand elle le caressa à travers son sous-vêtement, Victor posa son front contre le sien. Ses lèvres cherchèrent les siennes avec une impatience nouvelle.
Julie se leva. Victor recula d’un pas. Elle fit tomber sa chemise de la chaise, puis défit son soutien-gorge. Le tissu rejoignit le sol. Victor la regarda sans parler. Ses mains vinrent à sa taille, attendirent une réponse. Julie se pressa contre lui.
« Tu peux », dit-elle.
Il embrassa ses seins, d’abord l’un, puis l’autre. Sa langue suivit la courbe de sa peau. Julie glissa les doigts dans ses cheveux et guida sa tête. Elle sentit ses jambes se dérober légèrement. Victor la soutint par les hanches.
« Encore. »
Il obéit. Sa bouche descendit sur son ventre. Julie recula jusqu’au bord de la table et s’y assit. Victor passa ses mains sous ses cuisses. Elle ouvrit les jambes et le rapprocha. Sa bouche se posa sur elle par-dessus le tissu fin de sa culotte, chaude, humide. Julie baissa les yeux. La vue de Victor entre ses cuisses lui arracha un petit rire tremblant.
Victor sourit contre sa peau. Il écarta doucement le tissu. Sa langue la trouva, lente, à plat, puis plus précise sur son clitoris. Julie se cambra, les doigts accrochés à ses épaules. Il avançait par gestes précis, changeant de rythme au moindre mouvement de son bassin. Elle le guidait en tirant légèrement ses cheveux, en pressant ses cuisses, en laissant sortir des mots courts.
« Là. »
Puis :
« Oui. »
Et enfin :
« Encore. »
Victor ne s’arrêta qu’une seconde pour lever les yeux vers elle. Julie hocha la tête. Il reprit, plus lentement, jusqu’à ce que sa main cherche la sienne. Elle la serra très fort. Son plaisir monta par contractions brèves, de plus en plus rapprochées, puis se dénoua dans un cri qu’elle retint contre son poignet.
Victor resta entre ses jambes, la joue contre son ventre. Julie posa les deux mains sur son visage.
« Message suivant », dit-elle, encore bouleversée.
« Je te lis. »
Elle prit le téléphone.
« Tu me gardes près de toi. »
« Je te garde près de moi. »
Victor se releva. Julie l’embrassa avec le goût de sa peau sur ses lèvres. Elle défit son pantalon et le fit glisser avec son sous-vêtement. Il les retira ensemble, puis les repoussa du pied. Il était nu devant elle, tendu de désir. Julie passa la main sur son sexe. Victor ferma les yeux, mais ne bougea pas avant qu’elle ne l’attire contre elle.
« Tu me guides », dit-il.
« Je te guide. »
Elle s’allongea sur la table, les jambes autour de ses hanches. Victor se plaça entre ses cuisses. Julie prit son sexe et le mena contre elle. Le premier contact lui fit relever le menton. Elle inspira, puis l’attira plus près. Victor entra lentement, sans quitter son visage des yeux. Elle referma les bras autour de son cou.
Le mouvement resta d’abord doux. Julie sentait chaque avancée, le poids de Victor entre ses cuisses, sa poitrine contre la sienne. Le bois de la table craquait à chaque balancement. Elle posa les talons contre ses jambes pour l’accompagner. Victor l’embrassa, puis enfouit le visage dans son cou.
« Plus », dit-elle.
Il accéléra. Ses mains entouraient ses hanches. Julie bougeait sous lui, les lèvres ouvertes, les ongles marquant son dos sans le blesser. La table avançait de quelques centimètres sur le sol. Elle eut un rire bref, et il la pénétra plus profondément. Julie s’accrocha à ses épaules. Sa voix se brisa.
« Victor. »
« Je suis là. »
« Encore. »
Il la souleva contre lui et la porta jusqu’au tapis du salon. Elle enroula les jambes autour de sa taille. Il la déposa, puis s’agenouilla entre ses cuisses. Julie le ramena immédiatement à elle. Leurs corps trouvèrent un rythme plus ample. Elle posa une main sur son ventre, l’autre sur sa nuque. Victor la regardait, attentif à chaque changement de son visage.
« Plus lentement », murmura-t-elle.
Il ralentit, puis reprit. Julie sentit le plaisir revenir, plus précis, plus profond. Elle pressa son bassin contre le sien. Victor suivit ses mouvements, la bouche contre sa tempe. Leurs paroles se réduisirent à des prénoms, à des encouragements, à des « oui » murmurés. Lorsque Julie jouit, elle serra Victor contre elle et trembla longuement. Il resta en elle jusqu’à ce que son propre rythme se brise. Son visage se contracta, puis il s’effondra sur son épaule, haletant.
Ils restèrent enlacés sur le tapis. Julie passa les doigts dans ses cheveux humides. Victor embrassa sa poitrine, puis son ventre.
« Tu as tout fait », dit-elle.
« J’ai oublié la table qui bougeait. »
« Elle a participé. »
Il rit contre sa peau.
À 23 h 46, le téléphone vibra encore, sur le tapis.
Julie tendit le bras sans se lever. L’écran s’alluma dans la pièce sombre.
« Message de Victor : demain, je rentre à l’heure prévue. »
Elle tourna la tête vers lui.
« Tu promets ? »
Victor, allongé contre son ventre, répondit :
« Je promets de te prévenir. »
Julie posa le téléphone face contre le sol et ramena la couverture sur leurs jambes. La valise attendait toujours près de la porte.

Fin de l’histoire
Envie de se le dire à voix haute ? Les Paroles donnent les mots, chacun garde son plafond.