Le dernier chapitre est à vous
ennemis à amants, jeu, désir, consentement
À vingt et une heures, le marché de Noël de Strasbourg ressemblait à une pâtisserie après le passage d’un jury sévère. Les planches portaient des traces de sucre, les guirlandes s’éteignaient par endroits et la neige déposait sur les toits des chalets une pellicule blanche, assez élégante pour dissimuler les câbles qui dépassaient.
Roxane Girard rangeait ses sablés dans une boîte en fer quand Vincent Baron retourna sa pancarte.
La sienne annonçait : « Le chocolat qui vous réconcilie avec décembre. »
Roxane lut la phrase, prit son propre écriteau et le posa bien droit.
« Le pain qui vous rappelle pourquoi vous avez des dents. »
Vincent leva les yeux.
« Une attaque contre la ganache ? »
« Une observation sur la mastication. »
« Vous avez passé la journée à observer ma mastication ? »
« J’ai surtout constaté que vous attiriez les personnes avec des mots doux et du sucre. »
« Votre pancarte contient le mot dents. »
« Les dents sont franches. »
Il eut ce sourire tranquille qui lui donnait l’air d’avoir gagné avant même d’avoir commencé. Roxane détestait ce sourire. Elle le regardait depuis deux ans, ce qui rendait la haine difficile à défendre devant un tribunal sérieux.
Elle avait trente-trois ans, un fournil à deux rues de la place et les horaires d’une personne qui se levait à trois heures pour que les autres puissent prétendre aimer le pain artisanal. La farine lui remontait parfois jusqu’aux coudes. Une cicatrice claire entourait son poignet gauche, souvenir d’une plaque sortie trop vite du four. Elle en parlait avec la fierté d’une capitaine montrant une médaille.
Vincent avait trente-cinq ans, un atelier de chocolat installé depuis cinq ans à Strasbourg, après des années entre Bordeaux et Lyon. Son tablier de cuir portait une marque sombre près de la poche de poitrine, là où il glissait son thermomètre. Il chantait en travaillant. Même ses ganaches semblaient connaître les paroles.
Ils étaient face à face depuis l’ouverture du marché. Roxane avait gagné trois fois le concours du meilleur stand. Vincent avait décoré le sien d’une arche de pralinés qui attirait les regards à chaque heure ronde. Elle lui reprochait de déplacer ses caisses de deux centimètres vers la droite. Il lui reprochait de disposer ses brioches en éventail pour voler la lumière de sa vitrine.
La raison était moins commode : aucun des deux ne supportait de ne pas savoir où se trouvait l’autre.
Vincent prit un dernier carré de chocolat dans sa boîte.
« Vous avez encore déplacé votre panneau. »
« Vous avez encore pris mon premier croissant. »
« Il était seul. »
« Il avait une famille entière derrière lui. »
« Je l’ai sauvé d’une longue attente. »
Elle lui arracha la boîte des mains. Il ne résista pas. Son regard resta posé sur elle, précis, calme, presque tendre. Roxane referma le couvercle avec un claquement.
« Demain, le jury annoncera l’emplacement de l’an prochain. »
« Et vous rêvez déjà de me voir trois mètres plus loin. »
« Je rêve surtout de pouvoir ouvrir ma porte sans découvrir votre coude devant. »
« Mon coude a du goût. »
« Votre coude prend trop de place. »
Le dernier client passa entre leurs chalets, emmitouflé dans une écharpe. Au loin, une cloche indiqua la fermeture. Les stands commencèrent à se vider. Les lumières s’éteignirent une à une, comme des fenêtres qui renonçaient à la fête.
Vincent posa ses deux mains sur le rebord de son comptoir.
« Une dégustation. »
Roxane attendit.
« À vingt-deux heures trente. Dans votre fournil. Chacun apporte une création. Test à l’aveugle. Le meilleur goût garde cet emplacement l’an prochain. »
« Vous proposez ça parce que vous avez peur du jury. »
« Je propose ça parce que vous avez peur de perdre devant moi. »
« J’ai peur de beaucoup de choses. Vos chocolats n’en font pas partie. »
« Alors venez les affronter. »
Elle le fixa. Une mèche s’était échappée de son chignon. Vincent la suivit des yeux, puis revint à son visage avec une discrétion qui aurait été admirable si elle n’avait pas été si visible.
« Vous chantez faux quand vous tempérez. »
« Vous écoutez depuis deux ans. »
« Je surveille la concurrence. »
« Bien sûr. »
Il sortit son thermomètre de sa poche et le fit tourner entre ses doigts.
« Vingt-deux heures trente ? »
« Au fournil. J’apporte un sablé. »
« J’apporte une ganache. »
« Sans caramel salé. »
« Vous me prenez pour qui ? »
« Pour quelqu’un qui cache ses défauts sous du caramel. »
Cette fois, son sourire se fendit. Elle sentit le sien répondre avant d’avoir pu l’empêcher.

À vingt-deux heures vingt-neuf, Roxane ouvrit la porte du fournil avec la hanche. Le dernier four encore chaud gardait dans ses parois une température de fin d’orage. Les quatre autres étaient froids, leurs vitres noires reflétant les rangées de bannetons et les plaques posées sur l’inox.
La neige tapait contre les fenêtres par rafales régulières.
Vincent attendait devant la table centrale. Il avait retiré son manteau. Son tablier de cuir dessinait une ligne sombre sur sa chemise claire. Le thermomètre dépassait de sa poche de poitrine, fidèle à son poste.
« Vous êtes en avance. »
« Vous avez laissé la porte sans verrou. »
« C’est une invitation à entrer, pas une victoire. »
« J’avais compris. »
Il posa une boîte brune sur la table. Roxane plaça à côté son assiette de sablés. Elle avait travaillé une pâte au beurre noisette, relevée de gingembre, avec un sucre fin qui craquerait sous la dent. Vincent avait préparé une ganache au chocolat noir, au café et à la fève de tonka.
Le four lui chauffait le visage. Roxane posa deux verres d’eau sur l’inox, puis ouvrit un tiroir. Elle en sortit un bandeau de lin blanc, bordé d’un fil rouge. Le tissu avait gardé l’odeur propre des torchons séchés près du radiateur.
« Voilà le règlement. »
« Vous aviez déjà un règlement ? »
« Je tiens un fournil. Même mes miettes ont une place. »
Elle lui tendit le bandeau.
« Celui qui goûte ferme les yeux. Un mot suffit à l’enlever, ou une main levée. »
« Quel mot ? »
« Ananas. »
« Le fruit le moins menaçant de la cuisine. »
« Il est difficile à prononcer avec dignité. »
Vincent prit le lin entre deux doigts. Il examina la bordure rouge, puis son visage.
« Vous proposez que je le porte ? »
« Je propose que vous cessiez de chercher une faiblesse dans mon sablé. »
« Je ne cherche jamais une faiblesse. »
« Vous déplacez vos caisses de deux centimètres depuis deux ans. »
« C’était de la précision. »
Roxane lui lança le bandeau. Il l’attrapa, le passa derrière sa tête et noua le tissu. Le lin couvrit ses yeux. Privé de son regard, il semblait soudain attentif à tout le reste. Sa bouche se détendit. Ses épaules s’orientèrent vers elle. La chaleur du dernier four lui atteignit la nuque, et Roxane eut envie de poser la main à cet endroit précis.
Elle déposa un morceau de sablé dans sa paume.
« Vous pouvez manger. »
« J’espérais une cloche. »
« J’ai les mains pleines de farine. »
Il porta le morceau à sa bouche. La pâte craqua sous ses dents. Le son bref se répercuta contre les parois métalliques. Vincent mâcha lentement, la tête inclinée. Roxane suivit la ligne de sa mâchoire, puis le pli de sa chemise au col. Une poussière de sucre resta sur son doigt.
« Beurre noisette, dit-il. Gingembre. Sucre fin. Vous avez raccourci la cuisson. »
« De combien ? »
« Trente secondes. »
Elle croisa les bras.
« Vous devinez ou vous m’espionnez depuis deux ans ? »
« Vous laissez toujours le minuteur sonner une fois avant de l’arrêter. »
« Vous écoutez donc aussi mes fours. »
« Ils ont une voix plus agréable que la vôtre. »
Roxane sentit un sourire lui tirer la bouche. Elle le ravala aussitôt et tendit la main vers le nœud du bandeau.
Vincent leva la sienne.
« Ananas. »
Il souriait. Roxane s’immobilisa, les doigts contre le lin.
« Vous voulez arrêter ? »
« Je veux le retirer moi-même. »
Elle lâcha le tissu. Vincent défit le nœud, fit glisser le lin et le posa sur la table. Ses yeux retrouvèrent les siens. Son sourire avait perdu son amusement facile. Le four lui colorait la nuque et le bord des joues.
« À votre tour. »
Il lui tendait le bandeau, plié sur sa paume comme une offrande de boulanger.
« Ma ganache, vos yeux fermés. Le mot reste le même. »
« Vous allez me nourrir avec une pince ? »
« Avec mes doigts. La pince est un instrument de défiance. »
Roxane prit le lin. Il gardait la chaleur de Vincent. Elle le noua elle-même derrière sa tête, un peu trop serré, puis desserra d’un cran. Le monde se réduisit au ronron du four, au crépitement de la neige contre les vitres, au bruit de la boîte brune qu’on ouvrait.
Le chocolat toucha sa lèvre. Elle ouvrit la bouche. La ganache fondit lentement, amère d’abord, puis ronde, avec le café en dessous et quelque chose de sec qui venait de la tonka. Les doigts de Vincent restèrent à quelques millimètres de sa bouche. En reculant, elle les effleura.
L’accident fut si léger qu’il aurait pu ne pas exister. Vincent resta pourtant immobile.
« Café, dit-elle. Tonka. Une pointe de sel. »
« Et ? »
« Une vanille discrète. »
« Vous avez l’air déçue. »
« J’aurais préféré l’être davantage. »
Elle défit le nœud elle-même et laissa tomber le lin sur l’inox. Ses yeux trouvèrent les siens, à vingt centimètres.
« Votre doigt a meilleur goût que votre ganache. »
« Voilà une critique détaillée. »
« Ne vous emballez pas. Il manque du sel. »
« Je peux corriger. »
Il ne bougea pas. Il attendit, le regard fixé sur elle. Roxane prit sa main. Une poussière de cacao marquait sa paume. Elle passa son pouce dessus pour l’effacer. Le cuir de son tablier frotta son avant-bras lorsqu’il se rapprocha.
Ses doigts se refermèrent autour des siens, sans les retenir.
« Vous faites ça avec toutes vos concurrentes ? »
« Je n’en ai qu’une. »
« Vous pourriez en choisir une moins pénible. »
« J’ai essayé. »
« Quand ? »
« Tous les matins, au moment où je prends votre premier croissant. »
Elle aurait pu retirer sa main. Elle la laissa dans la sienne. La rugosité du cuir, la farine restée dans les plis de ses doigts et le gingembre sur sa peau composaient une odeur qui n’appartenait qu’à ce fournil.
Roxane posa l’autre main sur son épaule. La chemise était tiède. Vincent tourna légèrement le visage vers sa paume.
« Vous avez une brûlure. »
« Oui. »
« Elle vous plaît ? »
« Elle me rappelle que les fours gagnent parfois. »
« Vous détestez perdre. »
« J’ai gagné trois fois. »
« Je parlais d’autre chose. »
Son pouce suivit le bord de la cicatrice, sans s’y attarder. Le geste était précis, attentif. Roxane sentit son ventre se contracter sous sa chemise. Elle s’approcha jusqu’à ce que leurs chaussures se touchent.
« Vous avez commencé il y a deux ans, dit-elle. »
« Quoi donc ? »
« Les pancartes. Les remarques. Les caisses déplacées. Le croissant volé chaque matin. »
« Je ne vole pas chaque matin. »
« Vous le faites les jours où je vous regarde. »
Un rire bref lui échappa. Il ne retira pas sa main.
« Vous m’avez regardé le premier matin. »
« Vous chantiez faux. »
« Vous avez retenu la chanson. »
« Je retiens les nuisances. »
« Vous avez changé votre recette de brioche le lendemain. »
Roxane sentit ses lèvres s’entrouvrir.
« Vous avez goûté ? »
« J’ai pris le morceau au bord de votre fenêtre. »
« Vous avez pris le premier morceau. »
« Il était là. »
« Vous avez laissé une pièce. »
« Je voulais financer votre colère. »
Elle secoua la tête, mais son front frôla presque le sien. Leurs pas, jusque-là désaccordés, s’étaient immobilisés en même temps.
« Vous m’avez provoquée pendant deux ans, murmura-t-elle. »
« Oui. »
« Pourquoi ? »
Vincent baissa les yeux vers sa bouche, puis les releva. Le four souffla derrière lui. Sa main quitta les doigts de Roxane et remonta jusqu’à sa taille, par-dessus le tissu de son pull.
« Parce que vous étiez la seule personne ici qui ne me regardait pas comme un homme arrivé après les autres. Vous me regardiez comme un problème à résoudre. »
« Vous êtes un problème. »
« Je sais. J’espérais devenir votre préféré. »
La main de Roxane glissa de son épaule à sa nuque. Ses doigts rencontrèrent les cheveux courts à la base de son crâne. Vincent ferma les yeux une seconde. Elle sentit son cœur battre sous sa paume, régulier au début, puis moins appliqué.
« Vous auriez pu parler. »
« Vous aussi. »
« Je parle tout le temps. »
« Vous attaquez tout le temps. »
Elle ouvrit le premier bouton de sa chemise. Le geste fut simple, presque calme. Il devint impossible à ignorer. Vincent rapprocha son visage. Son pouce dessina un arc lent près de ses côtes.
Roxane sentit le froid de la vitre derrière elle, la chaleur du four devant, et entre les deux la place exacte de son corps. Le bandeau reposait sur la table, à côté du sucre répandu.
« Vous avez encore une chance de gagner, dit-il. »
« À quel jeu ? »
« Celui que vous inventerez. »
Leurs visages n’étaient plus séparés que par dix centimètres. La neige glissait contre la vitre. Une miette de sablé était restée sur la lèvre de Vincent. Roxane la regarda, puis son regard remonta jusqu’au sien.
Personne ne parla.
Et maintenant ?

Roxane leva la main et retira la miette du bout du pouce. Elle aurait pu la laisser tomber sur l’inox. Elle la porta à sa bouche avec un sérieux si appliqué que Vincent éclata de rire.
« Vous goûtez même mes erreurs ? »
« Je collectionne les preuves. »
« De quoi ? »
« Que vous êtes moins redoutable quand vous avez du sucre sur la lèvre. »
« Je suis redoutable partout. »
Elle essuya son pouce sur sa lèvre. Le rire de Vincent se défit lentement, comme une pâte qu’on laisse reposer. Son visage resta près du sien. Il leva la main vers sa joue et la posa avec assez de lenteur pour lui laisser l’espace de reculer. Roxane tourna la tête contre sa paume.
Le premier baiser fut léger. Il avait le goût du café, du gingembre et du sucre resté entre eux. Vincent s’écarta à peine. Roxane ouvrit les yeux.
« Vous allez prétendre que c’était une dégustation ? »
« Je vais prétendre que vous avez enfin suivi une recette. »
Il revint vers elle. Cette fois, sa bouche s’attarda. Le contact dura, doux et plus profond, tandis que Roxane posait ses mains sur ses épaules. Le cuir du tablier craqua lorsqu’elle le rapprocha. Le son les fit sourire sans les séparer. Ses doigts à lui remontèrent derrière sa nuque, puis se glissèrent dans ses cheveux. Elle sentit ses propres épaules céder, l’une après l’autre, comme après une fournée trop longue.
« Encore », dit-elle.
Il reprit sa bouche. La demande passa entre eux sans autre parole. Roxane suivit la ligne de sa mâchoire, puis sa nuque. Sa peau gardait la chaleur du fournil. Vincent posa une main à sa taille, par-dessus son pull, et l’autre resta sur sa joue. Son pouce s’arrêta près de sa tempe, sans la toucher.
Le four ronronnait derrière eux. Les vitres retenaient la neige, les bannetons formaient une rangée sombre contre le mur et leurs chaussures frottaient parfois l’une contre l’autre sur le sol fariné. Roxane glissa les doigts sous le col de sa chemise. La peau de sa nuque était plus chaude que le métal du plan de travail. Il ferma les yeux lorsqu’elle y laissa sa main.
« Vous savez que votre pancarte est mauvaise ? »
« Vous savez que votre arche de pralinés ressemble à une forteresse ? »
« Une forteresse délicieuse. »
« Qui prend toute la lumière. »
Il posa son front contre le sien. Son souffle passa près de sa joue, puis s’apaisa.
« Vous aimez la lumière. »
« J’aime savoir où vous êtes. »
La phrase lui fit perdre son sourire moqueur. Il passa la main dans son dos, sur le tissu de son pull, et la rapprocha jusqu’à ce que leurs corps se touchent pleinement. Roxane sentit le rythme de son cœur contre sa paume, plus vif que sa voix ne l’aurait admis. Elle embrassa sa tempe. Vincent répondit en déposant sa bouche sous son oreille, puis au creux de sa nuque. Ses doigts suivirent la courbe de sa taille.
« Le concours, dit-elle, on peut laisser le jury décider. »
« Je préfère choisir mon adversaire. »
Elle recula d’un demi-pas, juste assez pour le regarder. Ses doigts s’accrochèrent à la couture du tablier. Il ne chercha pas à la ramener. Elle revint d’elle-même et posa la joue contre sa main.
« Restez. »
Roxane leva les yeux vers lui.
« Jusqu’à quand ? »
« Jusqu’à l’aube, ou jusqu’à ce que le pain lève. »
Elle regarda le banneton couvert d’un linge. Sous le tissu, la pâte gagnait son volume en silence. Sur la chaise du bureau attendait une couverture pliée. Deux tasses reposaient près de la bouilloire, encore sèches.
« Vous aviez préparé tout ça ? »
« J’ai toujours deux tasses. »
« Même quand vous travaillez seule ? »
« Surtout quand je travaille seule. »
Ils rirent ensemble. Vincent prit la couverture. Roxane en saisit un coin, et le tissu les rapprocha lorsqu’il tira de son côté. Elle posa ensuite les mains sur son visage et l’embrassa. Sa bouche descendit jusqu’à sa nuque, puis remonta lentement. Les doigts de Vincent glissèrent sur ses épaules, sous le col, tandis que les siens défaisaient un bouton de sa chemise.
La chaleur du fournil resta entre eux. La neige continuait de frapper les vitres. Roxane replia la couverture sur leurs épaules, puis prit sa main.
Elle éteignit les lumières du fournil. Vincent emporta les deux tasses vers le bureau. Roxane tira le rideau de fer de l’intérieur, vérifia la serrure, puis l’entraîna par la main vers l’arrière-boutique.
La porte du bureau se referma sur la couverture, les deux tasses et le pain qui levait.
Fin de l’histoire
Envie de continuer à deux ? Les jeux coquins se jouent sans compte.Et derrière la porte ? La suite, au cran Pimenté.
Lire la suite (Pimenté)Cran de cet appareil
Au-dessus du cran choisi, les suites et les passages plus chauds se masquent sur cet appareil. Rien n’est envoyé nulle part.