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HistoiresLe voisin du dessus

Le voisin du dessus

jeu de rôle, inconnus, désir, humour

environ 12 minutes de lecture. Piment : Pimenté. Rédaction Absoloo.

La sonnette retentit à dix-neuf heures douze, au moment précis où Romain cherchait ses clés dans le plat en céramique de l’entrée.

Il les trouva sous un ticket de caisse, ouvrit la porte et découvrit une femme qu’il connaissait depuis six ans.

Elle portait un manteau beige, des bottines noires et une expression de politesse si appliquée qu’elle en devenait suspecte. Ses cheveux étaient relevés à la hâte. Une mèche lui chatouillait la joue. Camille, trente-trois ans, orthophoniste, venait de traverser le couloir de leur appartement pour sonner à leur propre porte.

Romain, trente-cinq ans, menuisier d’agencement, comprit tout de suite. Il comprit aussi qu’il devait faire semblant de ne rien comprendre.

« Bonsoir, monsieur », dit-elle. « Je vous dérange ? »

Il posa une main sur le battant.

« Bonsoir, madame. Cela dépend. Vous êtes venue vendre quelque chose ? »

« Une perceuse. Enfin, demander une perceuse. »

« C’est très différent. »

« Je sais. Je suis nouvelle au-dessus. »

Elle désigna le plafond avec un sérieux magnifique. Au-dessus d’eux, il n’y avait qu’un grenier fermé et une terrasse inaccessible. Romain contempla le plafond, puis Camille.

« Vous venez d’emménager dans le grenier ? »

« Depuis ce matin. L’ascenseur était petit. J’ai dû monter mes cartons par la cheminée. »

Il s’écarta avec une courtoisie exagérée.

« Entrez, madame. Je serais ravi de vous aider à résoudre cette situation architecturale. »

Elle passa devant lui en tenant son sac à deux mains. Son parfum de savon et de poire resta près de son épaule. Elle fit trois pas dans l’entrée, regarda le porte-manteau, les chaussures alignées sous le banc, la plante verte qui survivait depuis des mois par pure volonté.

« Vous vivez seul, monsieur… ? »

« Victor. Victor Berthier. »

Elle inclina la tête.

« Camille Delmas. »

Il faillit rire. Elle lui lança un regard qui signifiait clairement qu’il devait tenir son rôle. Romain se redressa, lissa la chemise qu’il avait mise pour rester à la maison et prit un accent qui n’appartenait à aucune région identifiable.

« Vous cherchiez donc une perceuse, madame Delmas. »

« Oui. Pour fixer un lustre. Un très grand lustre. »

« Vous avez déjà le lustre ? »

« Il est encore dans sa caisse. Il pèse quarante kilos. »

« Et vous comptez le fixer seule ? »

« Je ne suis pas seule. J’ai un voisin serviable. »

La phrase resta entre eux. Elle avait dit cela doucement, en le regardant dans la bouche.

Romain se tourna vers le placard du séjour, ouvrit la porte et en sortit la perceuse. Camille la suivit du regard. Elle connaissait cet outil, la façon dont Romain enroulait le câble, la petite rayure sur le manche. Elle l’avait vu s’en servir pour monter des étagères, réparer une tringle, construire leur table basse un dimanche entier.

Aujourd’hui, elle la regardait avec une attention neuve.

« La voici », dit-il. « Mais je dois vous prévenir : elle est capricieuse. »

« Elle a l’air de bien vous connaître. »

« Nous avons une relation compliquée. »

« Je comprends. »

Elle s’approcha pour prendre l’outil. Leurs doigts se touchèrent. Camille retira sa main avec une lenteur calculée. Romain sentit la tentation de sourire, mais son visage resta celui d’un homme prudent, courtois et vaguement séduit par une voisine qui venait de surgir de nulle part.

« Vous pourriez peut-être me montrer comment elle fonctionne », dit-elle.

« La perceuse ? »

« C’est ce que j’ai dit. »

Il inclina la tête.

« Bien sûr. Mais un thé d’abord ? Une démonstration exige de la concentration. »

Elle regarda la porte, puis lui.

« Vous invitez souvent les femmes qui demandent des outils à prendre le thé ? »

« Seulement celles qui possèdent un lustre de quarante kilos. »

« Vous êtes très professionnel, monsieur Berthier. »

« Je fais de mon mieux. »

Il posa la perceuse sur le banc, avec une délicatesse de menuisier qui rangeait un objet précieux, puis conduisit Camille vers la cuisine.

Dessin : Une femme en manteau beige se tient devant la porte, tandis qu’un homme tient le plat à clés de l’entrée.

Le thé fumait dans deux tasses blanches. Romain avait choisi celle dont l’anse était légèrement fendue. Camille s’en aperçut et dut détourner la tête pour ne pas rire.

Ils s’assirent sur le canapé, à distance raisonnable. Entre eux, la table basse portait un bol de biscuits, une règle en métal et trois vis que Romain avait oubliées là depuis mardi.

Camille croisa les jambes. Elle avait retiré son manteau, mais gardait son pull fin et sa jupe sombre. Romain, lui, portait une chemise bleu pâle dont les manches étaient retroussées. Elle connaissait ses avant-bras, la petite marque près du coude, la façon dont ses doigts se refermaient autour de la tasse.

Elle ne connaissait pas cette version de lui qui ne lui demandait pas si elle avait passé une bonne journée.

« Vous travaillez dans quoi, monsieur Berthier ? »

« Le bois. Je fabrique des meubles pour des gens qui ont des murs trop droits et des exigences très précises. »

« Vous aimez votre métier ? »

La question le surprit. Camille le vit à la manière dont il posa sa tasse.

« Oui. J’aime comprendre comment un espace veut être utilisé. Un meuble réussi ne prend pas de place. Il la rend plus agréable. »

Elle ne lui avait jamais demandé cela. À la maison, elle connaissait les horaires, les chantiers, les clients pénibles. Elle ne savait pas qu’il pensait aux pièces de cette manière.

« Vous êtes toujours aussi sérieux avec les inconnues ? »

« Je suis sérieux avec les femmes qui portent des chaussures dangereuses. »

Il désigna ses bottines.

« Dangereuses ? »

« Elles donnent envie de regarder vos pieds au lieu de vous écouter. C’est un risque professionnel. »

Camille sentit ses cuisses se resserrer. Elle porta la tasse à sa bouche et prit une petite gorgée. Le thé avait refroidi, mais sa langue remarqua surtout la présence de Romain à quelques centimètres.

« Et vous, madame Delmas ? Que faites-vous quand vous ne fixez pas des lustres ? »

« Je travaille avec les voix. J’aide des adultes à retrouver certains sons, certaines habitudes. »

« Vous aimez ça ? »

« Beaucoup. Les gens arrivent avec des phrases qu’ils n’osent plus prononcer. Puis ils repartent avec une voix qui leur appartient de nouveau. »

Romain la regarda autrement. Camille connaissait ce regard lorsqu’il l’écoutait parler de ses patients, mais il ne lui avait jamais semblé aussi attentif.

« Vous faites parler les gens », dit-il.

« Parfois. »

« Et vous posez toujours autant de questions ? »

« Seulement quand la réponse m’intéresse. »

Il sourit. Ce sourire-là n’était pas celui qu’elle voyait au petit déjeuner. Il était plus retenu, plus lent. Elle eut envie de le toucher pour vérifier s’il existait vraiment.

« Vous habitez seule, madame Delmas ? »

« Pour le moment. »

« Pour le moment ? »

« Je suis arrivée avec quelqu’un. Il a disparu dans la montée des escaliers. Il avait peur du lustre. »

« Un homme raisonnable. »

« Vous avez peur des lustres, monsieur Berthier ? »

« Je me méfie de tout ce qui pend au-dessus d’un lit. »

Camille posa sa tasse. Sa main glissa sur le coussin. Leurs genoux se frôlèrent. Aucun des deux ne bougea.

Le contact fut léger, mais Romain le sentit jusque dans sa nuque. Camille gardait les yeux sur lui. Sa voix descendit d’un ton.

« Vous vivez vraiment seul ? »

« Je vis avec une femme qui me connaît très bien. »

« Cela doit être reposant. »

« Pas toujours. Elle voit immédiatement quand je mens. »

« Elle est donc perspicace. »

« Elle est surtout redoutable. »

Camille sourit.

« Vous l’aimez ? »

Cette fois, le jeu aurait pu se défaire. Romain contempla la tasse fendue, les trois vis, le reflet de la lampe dans la fenêtre. Puis il revint à elle.

« Oui. Mais ce soir, elle n’est pas là. »

Le genou de Camille pressa le sien.

« C’est pratique. »

« Très. »

Elle posa deux doigts sur la manche de sa chemise, juste au-dessus du poignet.

« Votre voisine vous laisse recevoir des inconnues ? »

« Elle a confiance en moi. »

« C’est dommage. »

« Pourquoi ? »

« Elle ne sait pas ce qu’elle manque. »

Romain tourna la main sous les doigts de Camille. Sa paume accueillit la sienne. Elle ne la retira pas. Au contraire, elle fit glisser son pouce sur la base de son poignet, là où le pouls battait avec une discrétion de plus en plus inutile.

« Madame Delmas », dit-il.

« Oui, monsieur Berthier ? »

« Votre lustre attend toujours. »

« Il peut attendre encore. »

La perceuse, posée dans l’entrée, semblait soudain très loin. Romain se pencha. Camille avança en même temps. Le premier baiser fut presque poli, lèvres à peine ouvertes, une rencontre prudente entre deux personnes qui ne savaient pas encore si elles avaient le droit.

Puis elle posa sa main derrière sa nuque.

Le baiser changea.

Il devint plus lent, plus appuyé. Romain sentit le goût du thé sur sa bouche, puis la langue de Camille qui venait chercher la sienne. Elle s’installa contre lui, une cuisse au contact de la sienne, et son autre main passa sous le col de sa chemise.

« Vous embrassez très bien les inconnues », murmura-t-elle.

« Je pratique peu. »

« Menteur. »

« Vous aviez dit que vous ne me connaissiez pas. »

« Je commence à avoir des soupçons. »

Il rit contre sa bouche. Elle lui mordit doucement la lèvre, juste assez pour lui faire fermer les yeux. Sa main descendit sur la taille de Camille et resta là, ouverte, en attente. Elle guida ses doigts sous le pull.

Sa peau était tiède. Romain remonta lentement jusqu’à son dos, sentant les muscles se tendre sous sa paume. Camille écarta les jambes pour l’accueillir davantage. Leur échange de regards dura moins d’une seconde, mais il contenait une réponse nette.

Elle se leva la première.

« Votre chambre est dans quelle direction, monsieur Berthier ? »

« Je ne conduis pas les inconnues jusque-là. »

« Vous préférez que je trouve seule ? »

« Je vous en prie. »

Elle fit deux pas, puis se retourna.

« Vous venez ? »

Romain prit sa main.

« Je vous suis, madame Delmas. »

Dessin : Sur le canapé, une femme détourne la tête en remarquant l’anse fendue d’une tasse.

Dans la chambre, Camille ferma la porte. Le geste était simple, mais il fit disparaître le salon, les tasses et la perceuse. Il ne resta que la lumière douce de la lampe, le lit défait et leurs deux noms inventés qui s’accrochaient encore à leurs lèvres.

Romain retira la veste fine de Camille. Il la posa sur le dossier d’une chaise. Elle passa ses doigts sur sa chemise, défit le premier bouton, puis le deuxième. Ses ongles effleurèrent son torse.

« Vous êtes toujours aussi bien construit, monsieur Berthier ? »

« Je suis menuisier. Je fais attention aux assemblages. »

« Vous êtes insupportable. »

« Vous êtes venue chez moi. »

« Pour une perceuse. »

« Bien sûr. »

Camille l’embrassa pour l’empêcher de poursuivre. Ses mains glissèrent dans ses cheveux. Romain la rapprocha, les paumes sur ses hanches. La jupe froissa contre son pantalon. Elle se cambra contre lui, avec un mouvement qui n’avait plus rien d’une visite de voisinage.

Il tira doucement sur le pull. Camille leva les bras. Le vêtement passa au-dessus de sa tête et tomba près de la chaise. Son soutien-gorge clair apparut sous la lumière. Romain posa les deux mains sur ses seins, d’abord par-dessus le tissu, puis dessous. Camille ferma les yeux et inclina la tête.

« Encore », dit-elle.

Il embrassa son cou, sa clavicule, la peau tendre sous sa mâchoire. Ses doigts dégrafaient le soutien-gorge avec l’application d’un homme qui savait que les mécanismes les plus simples demandaient parfois de la patience. Camille rit lorsqu’il s’y reprit à deux fois.

« Très professionnel », souffla-t-elle.

« Le matériel est délicat. »

Elle le poussa sur le lit. Romain s’assit, puis elle vint entre ses genoux. Ses seins frôlèrent son torse. Il les embrassa l’un après l’autre, en prenant son temps. Camille posa les mains sur ses épaules et suivit le mouvement de sa bouche. Sa respiration se fit plus courte.

« Monsieur Berthier… »

« Oui ? »

« Vous avez le droit de m’appeler par mon prénom. »

Il leva les yeux.

« Quel prénom ? »

Elle sourit, essoufflée.

« Celui que vous voulez. »

« Camille. »

Le vrai prénom entra dans le jeu avec une douceur inattendue. Elle resta immobile, puis passa une main sur sa joue.

« Romain. »

Ils rirent tous les deux. Le faux venait de céder, mais il ne quitta pas la pièce. Il resta autour d’eux, plus léger, plus troublant, avec cette liberté qu’ils n’osaient pas toujours prendre dans leur vie habituelle.

Romain défit sa ceinture. Camille se plaça à genoux devant lui, mais il la releva aussitôt pour l’embrasser.

« Pas si vite », dit-il.

« Vous aviez l’air pressé. »

« Je suis très sensible aux visites imprévues. »

Elle passa les mains sous sa chemise et la fit sortir de son pantalon. Ses doigts parcoururent son ventre, son dos, la peau ferme au creux de ses reins. Romain retira son pantalon, puis son boxer, pendant que Camille faisait glisser sa jupe le long de ses cuisses. Les vêtements rejoignirent le sol, chacun près de la chaise, dans un désordre précis.

Elle resta en culotte, debout devant lui. Romain posa ses mains sur ses cuisses et remonta jusqu’à ses hanches. Camille s’agenouilla sur le lit. Il l’attira vers lui, embrassa son ventre, puis le haut de ses cuisses.

« Vous êtes vraiment la nouvelle voisine ? » demanda-t-il.

« Je le suis tant que vous me regardez ainsi. »

Il passa la bouche sur la fine dentelle. Camille agrippa le drap. Ses jambes s’ouvrirent davantage. Romain poursuivit ses baisers, sans hâte, jusqu’à ce qu’elle se cambre et cherche son visage.

« Romain. »

Il s’arrêta.

Elle prit sa main et la posa entre ses cuisses. Son geste fut limpide. Elle le guida avec une précision qui fit disparaître toute hésitation. Sa bouche s’ouvrit quand ses doigts la trouvèrent. Il suivit son rythme, attentif à chaque changement de pression, à la façon dont ses doigts se refermaient sur son épaule.

« Là », dit-elle.

Il recommença.

« Encore. »

Sa voix avait perdu toute politesse. Elle se rapprocha, cuisses serrées autour de sa main, ventre tendu. Romain embrassa sa poitrine, puis son cou, pendant que Camille cherchait son rythme contre lui. Le lit grinça doucement.

Elle l’attira par la nuque. Le baiser fut profond, humide, presque désordonné. Elle sentit le sexe de Romain, dur contre son ventre, et le prit dans sa main. Romain ferma les yeux. Camille le caressa lentement, observant sa réaction.

« Vous aussi, vous avez besoin d’une démonstration ? »

« J’aurais besoin de vous. »

« Alors venez. »

Elle retira sa culotte. Romain prit un préservatif dans le tiroir de la table de nuit, l’ouvrit, puis le plaça avec soin. Camille s’allongea et plia les jambes. Il se plaça entre ses cuisses, les mains de chaque côté de son visage.

« Vous êtes certaine de vouloir poursuivre, madame Delmas ? »

Elle lui saisit les fesses et l’attira contre elle.

« Je vous ai invité dans ma chambre. »

Il entra en elle lentement, jusqu’au fond, et ils restèrent immobiles une seconde, front contre front. Camille inspira, referma ses jambes autour de ses hanches et posa une main sur son dos pour l’accompagner.

« Plus près. »

Il la serra plus fort. Ils trouvèrent un rythme, lent, profond. Le bois du lit répondait par de petits bruits réguliers. Romain embrassait Camille entre deux mouvements, sa bouche sur la sienne, son cou, son épaule. Elle le tenait contre elle, ses seins pressés contre son torse, ses cuisses remontées autour de lui.

« Romain », murmura-t-elle.

« Oui. »

« Ne redeviens pas mon voisin tout de suite. »

« Je n’ai aucune intention de partir. »

Il accéléra légèrement. Camille enfonça ses doigts dans son dos. Son plaisir se rapprochait par contractions nettes, par respirations coupées, par cette tension qui lui faisait soulever le bassin à chaque mouvement. Elle murmura son prénom plusieurs fois, sans chercher à le déguiser.

Romain la regardait. Il connaissait ce visage, mais pas cette façon qu’elle avait de le fixer lorsqu’elle voulait quelque chose sans le formuler. Il plaça une main sous sa cuisse, l’autre sur sa hanche, et poursuivit jusqu’à ce qu’elle se tende contre lui.

Camille jouit avec un cri bref, puis resta accrochée à ses épaules, les lèvres ouvertes contre son cou. Romain la suivit quelques mouvements plus tard, le front contre le sien, les yeux fermés.

Ils demeurèrent enlacés, immobiles, avec leurs jambes mêlées et la lampe allumée près du lit.

Puis Camille rouvrit les yeux.

« Vous êtes certain de ne pas avoir un lustre à fixer ? »

Romain rit contre sa bouche.

« J’en ai un, mais il peut attendre. »

Ils retrouvèrent le salon une vingtaine de minutes plus tard, vêtus à moitié. Camille avait remis sa culotte et la chemise de Romain. Lui portait son pantalon, sans ceinture, et tenait deux tasses fraîches.

La porte d’entrée était restée entrouverte.

Sur le palier, la perceuse attendait dans sa caisse.

Camille la regarda, puis regarda Romain.

« Nous avons oublié l’essentiel. »

« Le lustre ? »

« La perceuse. »

Il posa les tasses sur la table et alla la chercher. Camille s’appuya contre l’encadrement, les jambes nues sous la chemise trop grande.

Romain revint avec l’outil contre sa hanche.

« Vous la gardez jusqu’à demain, madame Delmas ? »

« Je crois qu’elle m’a déjà beaucoup servi. »

« Elle reviendra quand même. »

Camille lui prit la perceuse des mains, la posa au sol et l’embrassa.

« Entrez donc, monsieur Berthier. Vous avez encore du travail. »

La caisse resta ouverte sur le palier.

Dessin : dans le salon, elle porte sa chemise boutonnée sur un short, il tient deux tasses ; sur le palier, une perceuse attend dans sa mallette.

Fin de l’histoire

Envie de mener ou de vous laisser mener ? Le maître du jeu donne des consignes à deux, avec un mot d'arrêt.