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Dans un lit, une femme en lingerie lavande regarde un homme aux épaules découvertes, allongés sous des draps violets, avec des oreillers blancs.

Chapitre 1

Pourquoi l’humeur change tout

On revient aux positions qu’on aime pour ce qu’elles permettent : retrouver sa chaleur, prolonger un baiser, sentir une main prendre son temps. Mais la posture qui vous attire un soir semble parfois bien ambitieuse après une longue journée. Ici, vous choisissez d’abord l’humeur, puis les appuis et les gestes qui lui correspondent. Les acrobaties attendront leur invitation.

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Une position, six soirées possibles

Une même position offre plusieurs façons de se retrouver. Allongée sur le côté, elle choisit de ramener son dos contre son torse pour chercher sa chaleur ; lui rapproche son bassin pour savourer ce contact. Face à face, essayez plutôt de garder les visages proches et de laisser une main circuler entre les corps. La posture donne une direction, sans écrire toute la soirée. Un genou relevé, un coussin sous le bassin ou quelques centimètres d’écart changent ce que vous pouvez atteindre. Le coussin n’a aucune ambition esthétique : profitez-en.

Pour choisir, partez de l’énergie disponible et de la place souhaitée pour les caresses. Une soirée calme invite à essayer un appui stable, avec peu de déplacements. Pour une soirée tactile, laissez assez d’espace pour qu’elle guide une main vers son clitoris, ou que lui indique une caresse sur ses testicules, son périnée ou son gland. Demandez où poser les doigts plutôt que de multiplier les gestes. « Tu préfères ma main ici ? » donne une piste précise et laisse à chacun le plaisir de montrer ce qui l’attire.

Pour une soirée tendre, essayez le face-à-face, les jambes décalées : elle attire sa main dans le creux de son dos pour prolonger le baiser ; lui garde les bras disponibles pour l’enlacer. Pour une envie de jeu, reculez légèrement les torses et proposez chacun un geste à imiter. Elle choisit une caresse qu’elle aimerait retrouver ; lui prend plaisir à lui montrer la sienne. Gardez le mouvement qui vous donne envie de recommencer : personne ne compte les points. Les fiches du Kamasutra préciseront la place des jambes, les points de soutien et qui mène le mouvement. Vous pourrez ainsi choisir un changement concret plutôt que recommencer toute l’installation.

Dans une chambre, une femme en lingerie et peignoir lavande et un homme en chemise bleu marine sont assis sur un lit, tenant des oreillers et se regardant.

Les six humeurs du soir

Pour l’humeur fatiguée, essayez une posture soutenue qui laisse les bras disponibles. Pour l’humeur tendre, cherchez le visage et les baisers prolongés : elle ramène sa main dans son dos pour demander davantage de proximité ; lui la garde contre lui pour profiter de sa chaleur. L’humeur pressée invite à choisir une installation familière, avec peu de déplacements entre les caresses et le rapport sexuel souhaité. Pour l’humeur joueuse, essayez de tracer du bout des doigts un chemin sur l’avant-bras, puis laissez l’autre le reprendre sur votre peau. Elle choisit où le faire revenir ; lui savoure l’attente avant de retrouver ce contact. « Tu choisis le prochain mouvement ? » suffit à proposer une alternance, sans transformer chaque déplacement en surprise.

L’humeur gourmande réserve davantage de place à la bouche, à la langue, aux doigts ou au jouet. Essayez un appui sous les épaules et une position qui laisse le bassin accessible, puis choisissez une caresse à prolonger. L’humeur spectaculaire privilégie plutôt le regard : elle choisit l’angle sous lequel elle aime être vue ; lui prend plaisir à la regarder avant de se rapprocher. Essayez de rester assis face à face, à distance de bras, puis laissez chacun montrer le mouvement qu’il aimerait retrouver à deux. Le spectaculaire n’exige pas de tenir en équilibre : le regard a déjà de quoi s’occuper.

Ces humeurs servent à formuler une envie, pas à vous attribuer une catégorie pour la soirée. Pour la fatigue, essayez de poser la joue contre une épaule et de garder une caresse ample dans le dos : elle choisit où la main s’attarde ; lui retrouve le plaisir de donner sans préparer le geste suivant. Pour la tendresse, prolongez le baiser en glissant les doigts dans les cheveux. Dans le jeu, proposez de reprendre un geste plus lentement, puis échangez les rôles. Si la bouche ou les doigts se fatiguent, changez d’outil ou revenez à une caresse plus simple. Demandez « Tu veux surtout être près de moi ou avoir de la place pour bouger ? » : la réponse aide à choisir une fiche.

Six vignettes montrent des duos violet et orange se reposant, discutant, courant, jouant au ballon, assis sous une horloge ou posant sur un rocher, dans des décors pastel.
  1. Repos : appuis larges et corps relâchés
  2. Tendresse : visages rapprochés
  3. Pressé : peu de déplacements
  4. Joueur : angle légèrement décalé
  5. Gourmand : une main disponible
  6. Spectaculaire : posture visible et stable

Le désir n’est pas un feu tricolore

Les idées selon lesquelles l’envie se verrait contraint ou les hommes voudraient toujours du sexe donnent de mauvais repères. Selon Santé publique France, demander si l’on souhaite continuer ou aller plus loin peut faire partie de la séduction. Posez la question près du geste : « Tu veux qu’on se rapproche ? » Elle peut exprimer son envie de sentir son torse contre elle ; lui, son plaisir à prolonger le baiser. La question mérite mieux qu’un ton solennel : gardez votre voix habituelle, celle avec laquelle vous vous plaisez déjà.

Convenez ici d’un mot pour interrompre le moment, puis cessez le geste si l’un de vous le prononce. Si son corps se fige ou se referme, Santé publique France recommande de s’arrêter, de demander comment elle ou lui se sent et de ne pas insister. Pour la suite du livre, les indications resteront proches des sensations et des mouvements : « Comme ça ? », « Garde ta main ici », « Plus lentement ». Ces mots servent à préciser une envie, sans attribuer automatiquement une signification à chaque mouvement du corps.

Même humeur, autres configurations

Ces pistes s’adaptent aux autres couples : partez des contacts souhaités et des appuis disponibles. Doigts, bouche, pénis, vulve, anus ou jouet trouvent leur place selon les pratiques choisies ; aucune position n’impose de les associer. Pour elle et lui, commencez par nommer ce qui attire : garder les visages proches, sentir un torse contre son dos ou regarder les mains se déplacer. « Tu veux que je reste contre toi ? » aide à choisir la distance. La symétrie est facultative, même quand les coussins semblent avoir pris parti.

Essayez de vous allonger face à face, les jambes légèrement repliées, puis laissez chacun montrer une caresse sur son propre avant-bras. Elle indique le tracé qu’elle souhaite retrouver sur sa peau ; lui montre où il aimerait que sa main s’attarde. Reprenez le geste proposé, avec la paume ou le bout des doigts selon l’envie exprimée. Gardez les visages à portée de regard pour partager aussi le plaisir de voir l’autre découvrir votre choix. L’imitation suffit pour commencer ; la ressemblance parfaite n’apporte aucun point supplémentaire.

Nommez enfin l’humeur avant de chercher la prochaine position. « J’ai envie qu’on reste proches » mène vers une installation différente de « J’ai envie de te regarder bouger ». Pour passer de la tendresse au jeu, essayez d’écarter légèrement les corps et d’alterner qui propose le mouvement. Si l’installation ne convient pas, revenez au dernier appui confortable plutôt que d’ajouter des corrections. Les prochains chapitres détailleront les positions, leurs réglages et leurs variantes : vous pourrez choisir selon l’envie du soir, puis garder les gestes qui vous plaisent.

Sommaire du livre