
Chapitre 9
Les trois réglages et les petits tracas pas si bêtes
Un genou qui proteste, des bassins qui glissent, une demande de ralentir : cherchez le détail à ajuster avant de changer toute la position. Vous pouvez garder la chaleur des torses rapprochés, le plaisir du baiser et modifier seulement ce qui gêne.
Quand le contact ne convient plus
Si le contact devient trop appuyé, le mouvement trop rapide ou le trajet trop ample, partez de ce qui gêne pour choisir l’ajustement ci-dessous. Les repères du chapitre 2 restent votre point de départ. Si elle recherche votre chaleur et que vous aimez sentir sa peau contre la vôtre, gardez les torses rapprochés pendant cet ajustement. « Plus » reste un mot charmant, avec un léger défaut : il manque parfois la suite. Demandez plutôt quel détail changer, puis reprenez le mouvement au même endroit. Ces ajustements se transposent aussi aux autres couples.
Pour alléger la pression, reportez davantage votre poids sur vos avant-bras en gardant le visage assez proche pour prolonger le baiser. Pour ralentir, conservez le trajet et espacez les mouvements ; elle retrouve le contact recherché, vous prenez davantage le temps de le savourer. Pour réduire l’amplitude, rapprochez les points de départ et d’arrivée sans accélérer entre eux. Quand elle dit « garde ça », poursuivez de la même façon, mains comprises. Essayez ensuite une pause entre l’aller et le retour, sans quitter votre appui. Si elle réclame le mouvement continu, retrouvez-le plutôt que d’ajouter aussitôt une variation.
Si les allers-retours ne conviennent plus, essayez le bercement latéral : déplacez ensemble les bassins vers un côté, revenez au centre, puis passez de l’autre côté sans avancer. Pour la bascule du bassin, orientez légèrement les hanches avant de retrouver leur placement initial, épaules posées. Si c’est le mouvement lui-même qui gêne, essayez le maintien immobile, torses rapprochés : elle peut rechercher vos lèvres tandis que vous gardez une main sur sa taille, sans transformer chaque rapprochement en changement de position. Pour choisir qui mène, utilisez la boussole du chapitre 2.
Le confort avant la prouesse
Pour un genou sensible à l’appui, essayez un coussin sous la zone posée, comme sur l’illustration ci-dessous. Le genou a assez participé pour ce soir. Testez le placement en restant immobiles, puis décalez légèrement le coussin au besoin. Si l’appui reste désagréable, passez sur le côté, comme au chapitre 3. Pour des bassins qui glissent, rapprochez les torses, posez les mains sur le drap et déplacez ensemble les hanches vers le centre du lit. Retrouvez ensuite sa taille sous votre paume : elle garde la proximité recherchée, vous le plaisir de la tenir près de vous.
Pour le dos, essayez l’appui sur les avant-bras : posez-les sur le lit et rapprochez le buste sans rester suspendu. Autre piste, le pivot sur le côté : cessez le mouvement, tournez chacun votre buste, puis rapprochez les bassins dans ce nouveau placement. Pour modifier l’écartement des jambes, faites glisser un talon vers vous jusqu’à trouver un appui agréable. Gardez la main sur sa taille si c’est le contact qu’elle réclame ; vous pouvez suivre son contour tout en cherchant votre placement. Les variantes du chapitre 8 servent à choisir, pas à remplir la soirée.
Si l’érection change, essayez de rester enlacés sur le côté plutôt que de vous éloigner pour chercher immédiatement une autre position. Posez la paume sur sa taille et suivez lentement son contour : elle retrouve la caresse demandée, vous profitez de sa chaleur et de ses lèvres à portée des vôtres. Lui aussi précise son envie : « Garde ta main contre moi. » Si le bras se fatigue, posez-le sur le lit et rapprochez-vous pour conserver le contact. En cas d’inconfort persistant ou récurrent, demandez à un soignant quel placement essayer, en décrivant celui qui vous gêne.
