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Chapitre 9

Pour lui : accompagner sans diriger

Accompagner consiste parfois à intervenir moins, à écouter davantage et à ne pas traiter chaque difficulté comme une urgence à résoudre. Quand elle hésite, vous corrige ou ne ressent pas d’orgasme, votre réaction compte : essayez de rester disponible sans lui demander de vous rassurer.

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Quand elle hésite, ne cherchez pas à sa place

Quand elle hésite sur ce qu’elle ressent, essayez de laisser sa réponse inachevée. « Je ne sais pas » n’appelle pas nécessairement une nouvelle proposition. Vous pouvez répondre : « Tu n’as pas besoin de trouver les mots maintenant. » Évitez de lui demander aussitôt si vous vous y prenez bien : elle cherche déjà ce qui lui plaît, inutile de lui confier aussi votre confiance.

Si vous sentez monter l’envie de résoudre son hésitation, prenez un moment pour distinguer votre impatience de sa demande. A-t-elle demandé une autre proposition, ou cherchez-vous surtout à retrouver votre assurance ? Cette question vous appartient ; gardez-la pour vous plutôt que de lui demander de trancher. Essayez de rester proche sans ajouter une nouvelle recherche à chaque silence.

Si elle dit qu’elle ne sait plus ce qu’elle veut, proposez simplement : « Tu préfères qu’on laisse cette recherche de côté ? » Accueillez sa réponse sans déception affichée. Vous pouvez avoir envie de continuer et accepter de changer de moment. La diversité des préférences rapportée dans l’enquête américaine ne fournit aucune réponse à sa place.

Une correction n’appelle pas une défense

Quand elle vous corrige, essayez une réponse simple : « Merci de me le dire. » Évitez de défendre votre intention avec « pourtant, je voulais te faire plaisir ». Votre intention reste la même ; son indication apporte quelque chose que vous ignoriez. Inutile d’ajouter un discours de remerciement : quelques mots suffisent.

Si la correction vous déstabilise, distinguez ce qu’elle a dit de ce que vous en concluez. « Je préfère autrement » ne signifie pas « tu ne me plais pas ». Essayez de ne pas lui demander immédiatement de confirmer votre valeur ou votre désirabilité. Vous pourrez parler de votre réaction plus tard, en disant : « Je me suis senti déstabilisé, et j’aimerais comprendre ce qui m’a touché. »

Évitez aussi les excuses répétées après une indication ordinaire. Elles risquent de déplacer toute la conversation vers votre gêne. Essayez plutôt de recevoir la correction, puis de laisser le moment continuer sans commentaire supplémentaire. La qualité de la communication sexuelle est davantage associée aux satisfactions relationnelle et sexuelle que sa fréquence dans la méta-analyse citée ; cela ne prouve pas qu’une formule particulière produise la satisfaction.

Dans un intérieur clair, une femme en robe orange est allongée sur un canapé, tenant la main d’un homme en chemise blanche rayée, sous une couverture lavande.

Pour les autres couples aussi

Ces principes s’adaptent aux autres couples. Le duo homme-femme sert ici de fil conducteur, pas de frontière. Quel que soit votre rôle, essayez de recevoir une hésitation sans la remplir de propositions et une correction sans vous défendre. Si votre partenaire n’a pas d’orgasme, laissez-lui décrire le moment avec ses propres mots. Votre déception éventuelle mérite aussi une conversation, sans devenir une responsabilité à lui confier.

La méta-analyse de 48 études rapporte des associations entre communication sexuelle, désir, excitation, lubrification, orgasme, fonction érectile et fonction sexuelle globale. Elle ne permet pas d’établir une relation de cause à effet. N’en faites pas une raison supplémentaire de chercher la phrase qui ferait arriver l’orgasme. Essayez plutôt de parler de vos attentes respectives : « Quand tu n’as pas d’orgasme, je me demande parfois si tu es déçue. Comment tu le vis ? » Écoutez la réponse sans décider d’avance qu’elle vous ménage.

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