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Dans un lit, une femme brune et un homme barbu se regardent sous des draps mauves; elle porte une nuisette lilas, lui une chemise blanche ouverte.

Chapitre 12

La bouche : oral, 69 et leurs variantes

La bouche change la façon de se rapprocher : vous pouvez recevoir, donner ou alterner, avec les mains, le regard et le souffle dans le même jeu. Ce chapitre vous aide à choisir une position selon l'envie du soir, les appuis disponibles et la place laissée aux sensations.

7 min de lecture

L'humeur de ce chapitre

Certains soirs, elle veut toute votre attention ; d'autres, elle préfère s'occuper de lui et sentir son excitation monter sous sa bouche. Donner a son propre plaisir : le goût, la chaleur de la peau, le regard qui accroche, la voix qui descend d'un ton. Dites à voix basse ce que vous voulez ce soir : recevoir, donner ou alterner. Le cunnilingus et la fellation peuvent remplir toute la soirée, sans servir d'entrée en matière à autre chose. Quand elle se laisse aller sous votre langue, son plaisir devient le vôtre, avec une netteté presque insolente.

Pour choisir, gardez à portée ce qui vous attire le plus : le regard, les mains, la possibilité de changer de rôle ou un appui stable pour la nuque. « Cunnilingus, elle allongée », « cunnilingus, elle assise » et « cunnilingus au bord du lit » offrent des hauteurs différentes. Elle guide d'un mot, d'une main dans vos cheveux ou d'un bassin qui revient chercher votre bouche ; lui repère la posture qui lui permet de rester tout près sans porter son buste. Un coussin mérite parfois plus d'attention que le nom de la position, et il ne s'en vexe pas.

Fiche : « fellation, lui allongé ». Dessin : lui sur le dos, jambes détendues, elle installée près de son bassin. Posez les lèvres sur le gland, faites glisser la langue sur le frein du prépuce, puis enveloppez le gland avec les lèvres et accompagnez la hampe de la main, sans viser l'amplitude maximale. Une main entoure la base du pénis pendant que la bouche avance et recule avec régularité. Variante : gardez la bouche sur le gland et ajoutez une caresse de la main sur la hampe. Quand son érection se raffermit et que son souffle se raccourcit, gardez le mouvement qui lui plaît : sentir sa chaleur et son goût contre votre langue vous excite aussi, très concrètement. « Tu préfères que je garde ce rythme ? »

Fiche : « Cunnilingus, elle allongée ». Dessin : elle sur le dos, genoux fléchis, pieds posés, lui installé entre ses cuisses. Commencez loin du clitoris, avec un contact large de la langue sur la vulve, puis rapprochez-vous par petits cercles ; la peau tiède de l'aine et le premier souffle sur la vulve font déjà monter l'attente. Revenez au gland clitoridien avec une pression légère, puis alternez coups de langue verticaux sur le capuchon et mouvements latéraux courts. Deux doigts à plat sur le mont pubien stabilisent votre bouche. Variante : gardez le même tracé en ouvrant davantage les cuisses ou en glissant un coussin sous le bassin. Quand son bassin vient à votre rencontre et que sa voix descend, gardez le tracé : « Comme ça ? » Sa main dans vos cheveux vous répondra mieux qu'une phrase, tandis que sa chaleur monte sous votre langue et que votre bouche s'impatiente.

Fiche : « oral simultané sur le côté ». Dessin : les deux corps allongés face à face, bassins rapprochés, chacun installé près du sexe de l'autre. Commencez avec une amplitude courte : lui travaille le clitoris avec la langue pendant qu'elle prend le gland en bouche et accompagne la hampe de la main. La main libre soutient une cuisse ou accompagne la base du pénis. Variante : tournez légèrement les épaules pour libérer la nuque, puis reprenez le même rythme. Quand le souffle devient plus chaud et que les bassins se rapprochent, gardez le réglage qui plaît : « Tu veux que je reste là ? » Le corps contre le corps donne à la bouche une précision redoutable, même quand un genou décide de négocier sa propre géométrie.

Les réglages qui valent pour toutes

Trois réglages suffisent pour comparer vos essais : pression, vitesse, amplitude. Pour la pression, utilisez une échelle de 1 à 5, du contact très léger au contact appuyé, et partez de 1. Pour la vitesse, commencez lentement et accélérez quand le souffle, la voix ou le bassin vous y invitent. Pour l'amplitude, choisissez un mouvement court, moyen ou plus large selon la bouche, la langue et la posture. Changez un seul réglage à la fois, puis demandez : « Tu préfères garder ça ? » Elle ressent une vague plus nette qui monte du bas-ventre, lui savoure de la sentir se laisser aller ; votre mâchoire, elle, apprécie les ambitions mesurées.

Le coussin se place sous la tête, derrière le dos, sous les genoux ou sous le bassin. Déplacez-le dès que vous pensez davantage à tenir la posture qu'à sentir la peau, le goût et le souffle. Pour la fellation, une main libre soutient la base du pénis ou prend appui sur le matelas ; elle n'a pas à rester occupée pour prouver son enthousiasme, et lui sent mieux la chaleur de sa bouche quand elle ne se crispe pas. Les demandes physiques d'un rapport varient avec l'état de santé, la position, la durée, la phase du rapport et les différences entre les sexes : choisissez la fiche qui correspond à votre énergie du soir.

Pour passer d'une position à une autre, retrouvez vos appuis, puis changez de placement en gardant le même rôle au début, afin de comparer les postures. Elle peut garder une main sur votre nuque ; lui peut soutenir sa cuisse ou son bassin et sentir sa peau se tendre sous sa paume. Les femmes rapportent des préférences variées sur l'emplacement, la pression, la forme et le rythme du toucher génital, donc proposez une modification précise : plus à gauche, plus lent, plus large, plus léger. Une voix basse qui souffle « là » vaut mieux qu'un long discours.

Côté protection, la digue dentaire réduit le risque de transmission d'IST lors d'un cunnilingus ou d'un anulingus. Vous pouvez la fabriquer avec un préservatif découpé dans la longueur. Elle ne se déplace pas d'une zone à une autre et se change entre chaque rapport et entre chaque partenaire. Pour la fellation, le préservatif externe protège contre les IST s'il est bien choisi et correctement utilisé. Les rapports buccogénitaux peuvent transmettre l'hépatite B, la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose, l'herpès et le papillomavirus. Le risque existe aussi pour le VIH, surtout en cas d'éjaculation dans la bouche, même s'il reste faible.

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