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Chapitre 5

Face à face, jambes en jeu

Le sommaire général du livre rassemble les fiches. Ce chapitre réunit exactement neuf fiches, consacrées à des positions en face-à-face. Déplacer les jambes peut changer la proximité, modifier la posture et demander de revoir un appui. Vous avez neuf positions à comparer selon leur confort et la façon de passer de l’une à l’autre. La souplesse peut rester ce qu’elle est : personne ne tient les scores.

7 min de lecture

L’humeur de ce chapitre

Le sommaire général rassemble les fiches ; ce chapitre en rassemble neuf. Certains soirs, vous avez envie de garder le visage près du sien tout en essayant une autre façon de vous rapprocher. Elle cherche une posture où elle se sent bien accueillie ; lui apprécie de croiser son regard et de voir son expression. Cette envie commune peut guider votre choix parmi les dessins. Le missionnaire donne un point de comparaison ; Le papillon ou Les pieds contre son torse permettent d’examiner d’autres appuis. Vous pouvez en retenir quelques-uns et laisser les autres. Les jambes les plus hautes ne rapportent toujours aucun point.

Commencez par une question concrète : « Tu préfères garder les jambes posées ou essayer de les relever ? » Examinez ensuite la place disponible et les appuis représentés. Pour Le petit pont et Le pont, comparez les indications de chaque fiche : leurs noms ne suffisent pas à les rapprocher. Elle précise ce qui lui semble agréable à tenir ; lui vérifie aussi sa propre installation. Cherchez une posture où vous aimez rester proches, en adaptant la silhouette du dessin à vos préférences. Les autres couples peuvent reprendre ces repères en répartissant autrement les rôles et les appuis.

Missionnaire, jambes serrées, Jambes sur les épaules et Pliée en deux sont aussi des positions en face-à-face. Leurs configurations diffèrent et chacune se consulte dans sa fiche. Évitez de leur attribuer d’emblée un ordre allant du plus facile au plus intense. Les demandes physiques d’un rapport peuvent varier selon la position, la durée et l’état de santé. Pour votre choix de ce soir, comparez plutôt les appuis et vos sensations que le nom de la position. Ce soir, elle peut préférer une posture moins repliée et lui souhaiter davantage de soutien. Faites votre choix selon ces préférences, même si vous aviez choisi autrement hier.

Le tire-bouchon fait également partie de cette série ; vous pouvez l’envisager sans essayer toutes les autres propositions avant. Deux dessins peuvent suffire à votre sélection : une position familière et une découverte qui vous attire tous les deux. Pour la proximité des visages et les paroles échangées, retrouvez les repères du chapitre « Face à face : se regarder en faisant l’amour ». Pour les jambes, examinez surtout leur place et la répartition des appuis. Avant de commencer, prenez le temps d’essayer les postures retenues, habillés si cela vous aide à les comparer tranquillement. Conservez celles dans lesquelles vous avez envie de rester.

Les réglages qui valent pour toutes

Installez-vous face à face et cherchez d’abord la proximité qui vous attire : son bassin contre le vôtre, son souffle près de votre bouche, vos jambes qui se placent avec aisance. Glissez un coussin sous son bassin, puis rapprochez-vous jusqu’à sentir sa chaleur contre votre ventre. Si ses jambes remontées rapprochent vos visages et qu’elle avance le bassin vers vous, gardez cet angle. Si ses pieds restent mieux posés, reposez-les et reprenez plus bas, sans perdre le contact des mains et du regard. Commencez avec un appui léger. Si elle avance le bassin ou vous attire contre elle, gardez cet angle ; si son souffle se retient, allégez. Vous pouvez utiliser une échelle de 1 à 5 pour comparer deux réglages, mais ne laissez pas les chiffres voler la place de son regard, de sa chaleur et de votre plaisir à la sentir bouger contre vous. Commencez doucement, puis demandez : « Comme ça ? » Les préférences concernant le toucher sont diverses. Gardez ensuite ce qui convient ; vous pouvez vous épargner une correction toutes les dix pensées.

Essayez le coussin pour comparer les sensations, sans lui prêter de pouvoir particulier. Prenez la position avec, puis sans, en respectant les appuis indiqués sur la fiche choisie. Elle décrit sa préférence ; lui vérifie que sa propre posture reste agréable. En cas de lombalgie, le soutien se choisit selon les mouvements et les positions mal tolérés, avec le médecin. Les préférences concernant l’emplacement, la pression, la forme et le rythme du toucher sont diverses : ne cherchez donc pas un réglage identique pour tous les couples. Le coussin peut donc rester un simple essai : s’il prend trop de place dans votre installation, laissez-le de côté. La soirée peut très bien se passer sans sa participation.

Gardez une main disponible lorsque les indications de la fiche et votre équilibre le permettent. Vous pouvez l’utiliser pour ajuster un coussin ou retrouver la main de l’autre ; décidez de son rôle avant de changer de posture. Entre deux dessins, reprenez d’abord une installation familière, puis répartissez de nouveau les appuis. Ne changez qu’un appui à la fois : une jambe, le buste, puis le coussin. Ainsi, vous sentirez vite ce qui la rapproche de vous et ce qui vous demande trop d’effort. Vous pouvez continuer à prendre plaisir à vous regarder pendant cette transition et interrompre l’enchaînement des positions.

Chez les femmes observées, les sollicitations les plus fortes en flexion lombaire ont été relevées dans les positions du missionnaire, sans que cela implique un inconfort systématique. Ce constat ne permet pas non plus de classer les neuf propositions selon ce qui conviendra à votre couple. Si un problème de santé vous fait hésiter devant certaines postures, demandez au médecin quels appuis et mouvements privilégier. Pour choisir ce soir, comparez ce que vous ressentez concrètement. Certaines positions sont agréables à tenir ; d’autres demandent davantage d’effort. Vous pouvez aussi préférer en laisser une sur la page.

Sommaire du livre