
Chapitre 6
Quand elle mène : le tempo entre ses mains
Elle choisit l’angle, donne le rythme et ajuste la profondeur ; lui accompagne le mouvement en lui laissant la direction. Ces quatre positions lui permettent de mener de différentes façons, avec des appuis confortables et des phrases assez courtes pour rester dans le moment.
L'humeur de ce chapitre
Certains soirs, elle a envie de chercher elle-même le mouvement qui lui plaît, tandis que lui préfère sentir ses initiatives et lui laisser le temps de les prendre. Essayez cette répartition : elle lance le mouvement, lui garde ses mains disponibles et accompagne ses changements. Les quatre installations décrites plus bas portent les mêmes noms dans les parcours : Elle à plat sur lui, L’andromaque, L’amazone et Assise sur ses cuisses. Pour commencer, posez cette question : « Tu préfères bouger librement ou rester près de moi ? » La réponse vous aide à choisir pour le moment. Toute la soirée n’a pas besoin d’être décidée d’un seul coup, elle est encore jeune. Ces propositions s’adaptent aussi aux autres couples.
Les réglages et les quatre positions
Elle commence par un mouvement court, juste assez pour sentir où son bassin veut aller. Lui suit ce changement sous ses mains et garde le rythme qu’elle lui indique ; la chaleur monte quand elle cesse de suivre et commence à chercher. Si le réglage devient trop sage, elle accélère ; s’il devient trop ambitieux, il revient à la lenteur. Votre échelle de 1 à 5 peut rester dans le réglage de départ : dans le lit, on a mieux à faire que de remplir un bulletin. Les préférences concernant le toucher varient selon l’emplacement, la pression, la forme et le rythme : aucune combinaison ne peut donc devenir la règle du couple. Elle indique ce qu’elle souhaite garder, et lui laisse le temps de l’apprécier avant d’ajouter une nouvelle proposition. Ne changez qu’une chose à la fois : elle pourra sentir exactement ce qui lui plaît, et lui saura quel mouvement l’a fait se rapprocher davantage.
Un coussin bien placé lui laisse le bassin plus libre ; elle peut alors chercher son angle au lieu de lutter contre la posture. Lui sent aussitôt la différence sous ses mains et peut suivre sans retenir ses hanches, tandis que son plaisir monte avec cette liberté retrouvée. Si vous avez besoin de vous réinstaller toutes les trois secondes, le coussin n’est plus un appui : c’est un colocataire encombrant. Les demandes physiques d’un rapport varient notamment selon la position, sa durée et l’état de santé ; ces éléments ne permettent pas de classer les quatre propositions de la plus facile à la plus exigeante pour vous. Choisissez celle dans laquelle chacun trouve un appui stable. Quant au coussin, vous pouvez très bien vous passer de ses services.
Elle à plat sur lui : allongez-vous face à face, puis laissez-la poser son bassin sur le sien et choisir une oscillation courte, un glissement d’avant en arrière ou une pause immobile. Ses cuisses restent détendues, vos mains se placent sous ses hanches ou sur ses côtes pour suivre sans retenir ; la chaleur de son ventre contre lui et son souffle qui descend indiquent que l’installation lui convient. Variante : repliez ses jambes ou placez un coussin sous son bassin pour modifier l’angle. Transition : elle redresse le buste et prend appui sur ses genoux pour passer à L’andromaque.
L’andromaque : installez-la assise à califourchon, le buste droit, les genoux de chaque côté du bassin. Elle choisit entre une montée et une descente lente, un mouvement d’avant en arrière ou de petits cercles ; lui garde les mains sur ses cuisses, son bassin ou les siennes, selon ce qu’elle indique. Quand sa peau chauffe et que sa voix devient plus basse, il suit le tracé qui lui plaît au lieu d’ajouter une nouvelle idée, ce qui évite au désir de prendre des chemins de traverse. Variante : elle se penche vers lui, les paumes posées sur son torse, pour réduire l’amplitude et rapprocher les corps. Transition : elle tourne légèrement le bassin et regroupe ses jambes du même côté pour rejoindre L’amazone.
L’amazone : asseyez-la de biais sur lui, les deux jambes du même côté, puis laissez-la avancer le bassin par petits glissements ou le faire osciller de gauche à droite. Lui soutient sa cuisse ou son dos afin qu’elle garde la direction ; il sent son poids se déplacer et le plaisir de sa bouche tout près, tandis qu’elle trouve un angle qui fait monter la chaleur sous sa peau. Variante : elle tourne les épaules vers lui ou s’appuie sur un coussin placé derrière son dos. Transition : elle ramène une jambe devant lui, s’assoit face à lui et passe à Assise sur ses cuisses.
Assise sur ses cuisses : installez-lui une assise face à lui, avec ses pieds au sol et ses mains sur ses épaules ou ses cuisses. Elle avance le bassin par petites impulsions, dessine des cercles ou reste proche en laissant le mouvement venir du bas du dos ; lui accompagne avec son bassin et garde la bouche près de son cou, là où son souffle devient plus chaud. Variante : elle se tourne dos à lui pour guider le rythme avec ses pieds et ses mains. Transition : elle se penche en avant pour revenir à Elle à plat sur lui, ou se redresse pour retrouver L’andromaque.
Lui peut poser les paumes sur ses hanches en les laissant libres de bouger, ou présenter ses mains pour qu’elle y prenne appui. Il peut aussi garder une main libre pour une caresse qu’elle indique. Elle peut également garder cette main disponible pour toucher son clitoris pendant la pénétration. Ce geste reste un choix, quelle que soit la position : demandez « Tu préfères ma main ici ? », puis gardez ce qui plaît. Pour les gestes de caresse eux-mêmes, retrouvez le chapitre « Les mains avant tout : caresses et premiers gestes ». Dans ces positions, laissez une place aux caresses tout en respectant le mouvement qu’elle vient de choisir, sans que les mains prennent soudain toutes les décisions.
Elle ralentit sans quitter son mouvement, puis vous laisse sentir la nouvelle orientation sous vos mains. Quand son bassin trouve l’angle qui lui plaît, elle reprend ; vous n’avez plus qu’à suivre ce redémarrage et à vous réjouir de ne pas avoir transformé le changement de position en déménagement. Reprenez le réglage de départ avant d’augmenter ce qu’elle souhaite modifier : son souffle vous indique que le plaisir revient, et lui retrouve la sensation de l’accompagner plutôt que de la devancer. Pour comparer les quatre installations, observez où chacun prend appui et quelle main reste disponible. La silhouette du dessin peut se passer d’un double exact.